Selon un article récent de la BBC, l'organisateur américain de festivals Coachella a contraint Ian « H » Watkins, membre du groupe Steps, à changer le nom de son petit festival gallois « Cowchella » pour « Moo-La-La », à la suite d'une plainte pour contrefaçon de marque. Ian Watkins est « abasourdi » par cette décision, affirmant que « ce que nous faisons est très différent de ce qu'ils font ».
Mais Cowchella allait-il vraiment être « très différent » de Coachella? Et cette situation aurait-elle pu être évitée ?
Alice Bennett, conseil en marques agréée, explique pourquoi Coachella a rencontré des problèmes juridiques liés au nom « Cowchella » et souligne l'importance de solliciter un avis juridique avant de lancer une nouvelle marque :
Qu'est-ce que Coachella?
Coachella est un festival annuel de musique et d'arts qui se tient à Indio, en Californie, et qui s'est forgé une réputation mondiale. Depuis sa création en 1999, il est réputé pour la diversité et l'influence de ses programmations, son public composé de célébrités et sa forte présence sur les réseaux sociaux.
Pourquoi Coachella était-il en mesure de se plaindre ?
Il n’est pas surprenant qu’AEG, la société propriétaire de Coachella, ait cherché à protéger la marque Coachella dans de nombreux territoires à travers le monde – y compris au Royaume-Uni – par le biais d’enregistrements de marques. Ces enregistrements confèrent à AEG le droit exclusif d’utiliser Coachella en relation avec les produits et services pour lesquels la marque est enregistrée, qui vont des festivals (comme on pouvait s’y attendre) aux livres, bandanas, bières et bien d’autres produits encore. Tout tiers qui utilise une marque identique ou similaire, en relation avec des produits ou services identiques ou similaires, porte directement atteinte aux droits de marque déposée d’AEG.
Il est évident que « Cowchella » est similaire à « Coachella »; or, le terme « Cowchella » était utilisé en relation avec des services identiques à ceux couverts par les enregistrements de marques antérieurs d’AEG. Il n’est donc pas difficile de conclure qu’il s’agit là d’un cas manifeste de contrefaçon de marque.
Prendre du recul
Si Watkins avait sollicité l'avis juridique d'un conseil en marques agréé avant de lancer un festival sous le nom de « Cowchella », il aurait pu éviter de perdre des milliers de livres en frais de marketing, en affiches et en bannières, et d'être contraint de changer de nom.
N'hésitez pas à contacter l'auteur ou votre conseiller habituel en marques chez Barker Brettell si vous souhaitez discuter des programmes de vérification de la disponibilité des marques et de dépôt de demandes d'enregistrement.
« Cowchella allait-il vraiment être “très différent” de Coachella ? Et cette situation aurait-elle pu être évitée ? »