Nicholas Braddon n'avait pas pour ambition de devenir conseil en brevets. C'est à l'université, alors qu'il étudiait les sciences naturelles et se spécialisait en science des matériaux et en métallurgie, qu'il a entendu parler de ce métier pour la première fois. Le mélange entre science et langue l'a séduit – et c'est toujours le cas aujourd'hui.
« Les mots ont leur importance », dit-il. « Dans le domaine des brevets, ce sont eux qui définissent le monopole de votre client. C’est ce mélange de précision et de communication qui m’a séduit. »
Après une brève expérience dans l'analyse des marchés de l'acier, Nick s'est orienté vers le domaine de la propriété intellectuelle et ne l'a jamais regretté. « J'ai de la chance : j'aime vraiment ce que je fais. »
Fort de plus de 20 ans d'expérience, il est aujourd'hui associé chez Barker Brettell, un cabinet britannique de premier plan spécialisé dans la propriété intellectuelle et réputé pour son approche centrée sur le client.
Spécialisé dans l'ingénierie et les technologies émergentes
Nick est responsable du groupe « Secteur de l'énergie » chez Barker Brettell. Il travaille en étroite collaboration avec des clients issus des domaines de l'ingénierie et des sciences physiques, qu'il s'agisse de start-ups ou de géants internationaux.
« J’apprécie de travailler directement avec les clients », explique-t-il. « Être à l’écoute des inventeurs et traduire leurs idées en termes juridiques qui protègent leur activité : voilà le défi. »
Sa solide formation technique en science des matériaux et en métallurgie lui confère un avantage certain lorsqu’il s’agit de gérer des innovations complexes. Mais c’est sa capacité à assimiler rapidement de nouveaux concepts qui fait vraiment la différence.
Tendances dans le domaine de l'ingénierie de pointe et de la propriété intellectuelle
Alors, qu'est-ce qui est passionnant en ce moment ?
« L’innovation est de plus en plus guidée par l’expérience utilisateur et le développement durable », explique Nick. « Les clients se demandent : comment pouvons-nous faire cela mieux, de manière plus respectueuse de l’environnement ou plus intelligente ? »
Il considère la transition énergétique et le durcissement de la réglementation comme des moteurs majeurs du changement. « Nous assistons à des avancées considérables en matière d'efficacité énergétique et d'intégration numérique dans tous les secteurs. »
Les technologies telles que la conception durable et l'ingénierie basée sur l'intelligence artificielle constituent clairement des secteurs en pleine croissance. Et Nick estime que le système de propriété intellectuelle est tout à fait capable d'accompagner cette évolution.
« On entend souvent dire que la loi n'arrive pas à suivre. Mais d'après mon expérience, les cadres juridiques fondamentaux sont polyvalents et, en général, adaptés à leur objectif. Tout dépend de la manière dont nous les appliquons. »
Adapter la stratégie en matière de propriété intellectuelle aux besoins
Nick accompagne un large éventail de clients – des start-ups agiles aux multinationales – dont les besoins varient.
« Les grandes entreprises connaissent souvent leurs marchés clés. Cela peut simplifier la stratégie en matière de brevets », explique-t-il. « Dans le cas des start-ups, l’incertitude est plus grande. Nous mettons donc l’accent sur la flexibilité et la maîtrise des coûts. »
Son conseil aux équipes de R&D est simple : vous disposez sans doute de quelque chose qui mérite d'être protégé, même si cela ne vous semble pas révolutionnaire.
« Quand on a résolu un problème, il y a souvent matière à brevet. De nombreux inventeurs sous-estiment ce qui peut faire l'objet d'une protection. »
Et ses conseils ne s'arrêtent pas là. « Consultez un conseil en brevets dès le début. De nombreux cabinets proposent des premières consultations gratuites : mieux vaut cela que de laisser passer votre chance. »
L'importance d'un bon conseil
L'un des points forts de Nick réside dans sa capacité à aider ses clients à s'y retrouver dans des domaines incertains ou en pleine évolution. Il cite des affaires récentes de grande envergure comme des exemples à suivre.
« Une affaire est actuellement examinée par la Cour de cassation, qui cherche à déterminer si les réseaux neuronaux doivent être exclus de la catégorie des programmes informatiques. Cela pourrait avoir une incidence sur la manière dont les inventions liées à l'IA sont traitées. »
Une affaire récente portée devant l’Office européen des brevets a examiné dans quelle mesure la description devait influencer l’interprétation des revendications. « C’est un sujet technique, mais cela pourrait avoir des répercussions sur l’issue des procédures de délivrance des brevets et sur la portée de ceux-ci dans toute l’Europe », note-t-il.
Opportunités pour les innovateurs britanniques
Nick se montre optimiste quant aux perspectives qui s'offrent aux entreprises d'ingénierie britanniques – à condition qu'elles agissent avec détermination.
« Le plus grand risque est de ne pas savoir identifier et protéger sa propriété intellectuelle », met-il en garde. « Cela fait partie intégrante de la constitution d'un avantage concurrentiel et de la capacité à attirer des investissements. »
Il estime que le Royaume-Uni jouit d'une solide réputation en matière d'innovation, mais que les entreprises doivent intégrer la propriété intellectuelle à leur stratégie dès le début.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail de Nick et ses analyses dans les domaines de l'ingénierie de pointe et de la propriété intellectuelle, n'hésitez pas à le contacter ici.
Cet article a été initialement commandé par PatWorld pour figurer dans sa rubrique « À la rencontre des professionnels de la propriété intellectuelle ».
« Le Royaume-Uni jouit d’une solide réputation en matière d’innovation, mais les entreprises doivent intégrer la propriété intellectuelle à leur stratégie dès le début. »